Enjeux

Enjeux nationaux

Une des préoccupations majeures des gestionnaires portuaires est l’entretien des voies d’accès maritimes qui permet le maintien de la navigation et le développement du trafic maritime. Ce sont ainsi plus de 30 à 40 millions de m³ de sédiments qui sont dragués à cette fin chaque année en France. Jusque dans les années 2000, ces sédiments issus des dragages d’entretien étaient immergés en mer.

Or, depuis l’arrêté du 14 juin 2000, les gestionnaires des ports maritimes sont dans l’obligation de procéder à la caractérisation chimique de leurs sédiments avant de les draguer. La majorité des ports se sont engagés dans cette caractérisation qui a conduit à la définition de volumes de sédiments in situ dits « immergeables » et des volumes de sédiments réputés « non-immergeables » dont les caractéristiques présentent un caractère nocif pour le milieu aquatique.

Enjeux nationaux

Les volumes de sédiments « non-immergeables » en France sont conséquents et la seule possibilité est d’envisager leur gestion à terre. Actuellement, l’unique solution est l’évacuation de ces matériaux en centre d’enfouissement technique après déshydratation. Le prix de la gestion de ces sédiments est alors multiplié par 40 par rapport à la situation anté-2000. La conséquence de ce surcoût est que les gestionnaires portuaires se retrouvent dans une impasse qui les contraint soit à enfreindre la réglementation, soit à désaffecter tout ou partie de darses portuaires. L’absence d’offres industrielles pertinentes et concurrentielles bloque les dragages.